Laurent Castagne : Retour sur le Marathon de Biarritz

Le 7 mai, Laurent participait au Marathon de Biarritz qu’il avait inscrit sur son programme de préparation avec la Diagonale des Fous en point de mire pour le mois d’octobre.

Nous l’avons retrouvé quelques jours plus tard afin qu’il nous décrive cette épreuve et son ressenti à la suite de sa participation.

Laurent, pourquoi avoir intégré ce marathon sur route dans ta programmation ?

C’est vrai que cela peut sembler un peu surprenant pour quelqu’un qui prépare un Ultra ! En fait j’ai utilisé ce Marathon comme une sortie longue qui me permettait de travailler mon rythme de course.

J’ai aussi profité de la proposition d’un copain qui est sponsor de cette manifestation qui m’a fourni des dossards. Je suis venu avec un ami qui est plus rapide que moi. C’est plus sympa de partir à deux. Même si chacun fait ensuite la course de son côté et à son rythme.

Je n’ai pas vraiment mené de préparation spécifique, j’étais plutôt sur un cycle de montagne pour préparer ma prochaine grosse échéance en Andorre. Je n’ai fait que quelques séances avec des 3000 et des 4000 à allure marathon. Ce Marathon n’était donc qu’une étape dans mon entraînement et ne constituait pas un réel objectif en soi.

Ce Marathon de Biarritz est une épreuve encore toute nouvelle dans le calendrier des courses au niveau régional voire national, qu’as-tu pensé de l’organisation ?

C’était la seconde édition d’une épreuve qui est donc en effet encore très jeune. Il y avait je crois plus de 1000 partants sur le marathon, mais sur l’ensemble des courses, il y a eu je crois 8000 participants. C’est une organisation qui commence à prendre de l’envergure.

Je pense que la ville de Biarritz et la Côte Basque ont une forte attractivité pour des marathoniens qui viennent d’un peu partout en France. Je pense que les habitués de la discipline sont un peu surpris par le profil de la course : les 500 mètres de dénivelé, ne font pas de Biarritz un marathon très roulant favorable à la réalisation de chronos ! Mais au fil des années, les coureurs sauront de plus en plus à quoi s’attendre. Courir avec la vue sur l’Océan au mois de mai attirera toujours du monde !

Tu nous fais un retour sur ton ressenti à l’issue de ta course ?

En fait, mon ressenti est plutôt positif. Je trouve que ce marathon s’est bien passé. Je dois avouer que j’avais quelques craintes au départ parce que ma première et seule expérience sur cette discipline ne m’avait pas laissé que des bons souvenirs. En 2019, j’avais couru le Marathon de Valence et j’avais eu des crampes à partir du 28ième kilomètre … J’en avais bien bavé et j’ai ensuite soigneusement évité de revenir sur cette distance !

Je suis content, je m’étais donné pour objectif de courir en moins de 4 heures, je l’ai tenu et tout s’est beaucoup mieux passé qu’à Valence. Je suis d’autant plus satisfait de ma performance, que ce marathon de Biarritz a un profil un peu atypique pour ce type de course, du fait que son profil qui présente un dénivelé finalement conséquent, entre 500 et 600 mètres de dénivelé, avec quelques petites grimpettes bien marquées !

Je mesure que j’ai gagné en expérience de la course, au niveau de la gestion du cardio et de l’allure et bien évidemment j’ai une bien plus grosse caisse qu’en 2019 !

Comment as-tu géré ta course ?

Mon objectif à Biarritz était donc de courir en dessous de 4H, je me suis basé sur 5’39’’ au km. Je suis parti un peu plus rapidement pour amortir la baisse du rythme sur les petites côtes. A Valence, j’étais parti plus rapidement. Et ensuite, je suis resté sur ce rythme régulier qui m’a très bien convenu.

Je n’ai pas connu de difficulté pour maintenir cette allure. J’ai passé très correctement les différents reliefs dont la dernière longue montée sur Bidart qui mesure tout de même 1 km et demi, je crois, contrairement à beaucoup de coureurs qui ont bien souffert !

Il faut dire aussi que les conditions météo étaient plutôt favorables : pas de pluie, ce qui était un peu prévu et avec une température assez douce.

La course était bien organisée, dans une bonne ambiance. Il y avait du monde tout au long du parcours qui encourageait les coureurs. Certains passages du parcours étaient tout de même sympas, avec de jolis points de vue. J’ai même préféré à celui de Valence … mais bon … je ne garde pas de bons souvenirs de ce marathon.

Tu nous as dit que ce marathon ne constituait pas un objectif en soi, mais qu’il était intégré dans ta préparation. Comment te sentais-tu après cette course et quelles seront tes prochaines étapes dans les compétitions de ta saison ?

A l’arrivée, j’étais évidemment un peu fatigué, mais j’étais vraiment bien. Nous étions venus en famille à Biarritz et dès le lendemain, j’ai marché et j’ai même trottiné sans problème. Ce sont autant de signaux qui m’indiquent que la préparation que me concocte Jérôme (Mirassou) me fait bien progresser.

Ce week end, je vais aller courir dans les Hautes Pyrénées, le Pibeste Intégral pour venir sur du trail de montagne et me rapprocher des attendus de ce type d’effort. Il faut que j’engrange de la montagne en compétition. Ensuite, fin mai, ce sera le Hautacam.

Pour en savoir plus sur les courses évoquées dans l’interview :

Le Marathon de Biarritz : https://www.marathonbiarritz.com/

Le Marathon de Valence : https://www.valenciaciudaddelrunning.com/maraton/maraton/

Le Trail du Pibeste : https://www.pibeste-integral.com/

Le trail du Hautacam : https://www.trails-hautacam.com/