Laurent Castagne : retour sur le triathlon de la Pyrénea

Le lendemain de la Pyrénea, Laurent nous avait adressé un message laconique : il était frustré de sa course, des crampes l’avaient handicapé et il avait terminé en gérant son effort sur la montée en ski dans la station de Gourette.

Il a accepté de revenir sur ce triathlon qu’il avait inscrit à son programme de compétitions de la saison.

Laurent, à chaud ton retour sur cette édition de la Pyrénea n’était pas très positif, peux-tu nous décrire un peu plus ta course et ton ressenti ?

Sur la course à pied, je me sentais pas mal. J’avais des repères par rapport à l’épreuve de l’an passé qui était ma première sur ce triathlon. J’avais décidé de partir un peu plus vite. Sur la fin de cette première partie, mon cardio était un peu haut, j’ai un peu levé le pied pour ne pas m’entamer pour la suite de l’épreuve.

L’an dernier j’avais crampé lors de la transition course à pied, vélo, dès la sortie du parc à vélo … Ce coup -ci, la partie plane s’est bien passée, aucune crampe lors de cette transition, mais dès que je suis arrivé sur les premières pentes après Laruns, je n’ai pas été bien. Je n’ai jamais réussi à être sur la bonne vitesse, sur la bonne allure à vélo. La montée à Gourette a été une longue souffrance …

Ma transition avec le ski n’a pas été très bonne parce que j’ai eu des crampes aux cuisses dès ma sortie du parc. Elles m’ont aussi handicapé dans la montée en ski. Dès le premier mur, j’ai su que cela allait être très compliqué… et ensuite j’ai géré jusqu’au sommet un peu comme j’ai pu.

Si tu compares avec ta course de l’an dernier ?

Si je fais le bilan au niveau des temps, j’ai gagné 5 minutes sur la course à pied, mais j’ai perdu 10 minutes sur le vélo et 15 minutes sur le ski…

Comment expliques-tu ces différences ?

Je ne sais vraiment pas trouver des raisons évidentes à ces difficultés. Peut-être que la météo a un peu joué : il a plu un moment sur la course à pied et ensuite j’ai eu tout le temps froid sur le vélo. Je n’étais pas très bien. Pourtant, je me sentais plus au point que l’an dernier : je pense que ma préparation était plutôt satisfaisante. En tout cas, j’ai bien apprécié les séances avec d’autres membres du groupe : nous avons enchainé à plusieurs reprises le vélo et la montée à ski en haut de la station de Gourette. J’avais aussi les repères de la saison passée comme je le disais et qui m’ont servi pour la course à pied. J’étais peut-être sur un jour sans ? …

Ta course dans la course avec Céline (Berecochea, du groupe « Solidaires by Esprit Sports ») ?

La « Comtesse » n’a pas souffert comme moi. Elle a très bien passé l’enchaînement vélo / ski. C’est une super gestionnaire de ses efforts. Rien à dire, elle était en haut avant moi !

Comment t’es-tu remis de cette Pyrénea ?

Paradoxalement, j’ai plutôt bien récupéré. J’ai eu mal aux jambes un jour, puis j’ai ressenti une fatigue générale les deux jours suivants, mais ensuite j’ai évacué ces douleurs et cette fatigue finalement assez rapidement …

Quels seront tes prochains objectifs ?

Ma prochaine échéance en compétition sera le Marathon de Biarritz le 7 mai, donc du goudron au programme, puis ce sera un autre marathon, mais en montagne à Hautacam, le 28 mai. Je t’avoue qu’avec le printemps, j’ai très envie de privilégier la montagne et de prioriser le trail. Je vais certainement réserver les chaussures de running pour des sorties relativement courtes sur la route qui sont assez faciles à caser dans mon emploi du temps hebdomadaire. Le week-end sera consacré à des sorties plus longues en montagne.

Pour en savoir plus sur les courses dont parle Laurent :

Le Marathon de Biarritz : https://www.marathonbiarritz.com/epreuve/marathon/

Le trail du Hautacam : https://www.trails-hautacam.com/